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Les articles que nous avons sélectionnés pour vous
"Come back" des anciens Lycée Giocante
Départ de Madame Cerlier SET, août 2003
Accor en Corse (suite) TourismExpress du 19 août
Un 1er semestre encourageant INSEE - juillet 2003
Recapitalisation de la SNCM TourMag du 9 juillet
L'ATC confiante TourMag du 22 mai
Accor en Corse TourismExpress du 19 mai
Étalement de la saison Corse Matin du 29 avril
Randonnée en Corse Corse Matin du 20 avril
La CCM : des vols entre Toulon/Hyères et la Corse Echoflash du 18 avril
Île Rousse : le futur OT sur les rails Corse Matin du 17 avril
Calvi : l'embellie Corse Matin du 16 avril
La métamorphose du port de commerce de Bastia Corse Matin du 3 avril
Et si tous les chemins menaient en Corse Corse Matin du 3 avril
Ollandini et l'Incentive Echoflash du 20 janvier
Stratégie de la SNCM Corse Matin du 15 janvier
Continuité territoriale : l'aide sociale au passager Tourismexpress du 2 décembre 2002

Que sont les "Anciens" devenus ?
Le 7 novembre, les étudiants en BTS VPT reçoivent les anciens étudiants "Tourisme" formés à Giocante de Casabianca. Très bientôt, des infos sur cette rencontre... "historique" !

Départ de la DRT
Par arrêté du secrétaire d'Etat au tourisme en date du 4 août 2003, il est mis fin, à compter du 1er octobre 2003, aux fonctions exercées par Mme Catherine Cerlier, déléguée régionale au tourisme pour la région Corse.

Tourisme en Corse
L'INSEE vient de publier une note encourageante concernant les résultats du tourisme en Corse pour le 1er semestre 2003. Les résultats :
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/corse/rfc/docs/cjttou0703.pdf 

Accor assigné pour rupture de contrat par un franchisé en Corse
Le groupe hôtelier Accor, qui a renoncé en mai à un contrat le liant à un hôtel de son enseigne Ibis en Corse à la suite d'un attentat, a été assigné en justice par le franchisé, a-t-on appris lundi auprès de l'exploitant.

"Nous avons déposé une assignation le 11 août devant le tribunal de commerce de Paris pour l'exécution du contrat de franchise", indique Jean-Nicolas Antoniotti, co-gérant de l'Ibis de Bastia, comptant 70 chambres, qui a ouvert le 23 juillet. Le groupe a mis fin au contrat de franchise après que le FLNC-Union des Combattants eut revendiqué un attentat contre l'hôtel le 28 avril, le troisième depuis l'automne 2002 visant cet établissement alors en construction. S'estimant "sacrifiés" au nom des intérêts du groupe et de "pressions" que ce dernier aurait subies, Jean-Nicolas Antoniotti et son associé Bernard Farraud refusent cette rupture "unilatérale et abusive", qui les met "en danger d'exploitation". "Nous avons pris des engagements parce que nous avions les garanties du groupe, qui aujourd'hui ne tient aucun engagement contractuel. Nous avons ainsi été coupés de la centrale de réservation", explique M. Antoniotti, qui revendique le droit d'utiliser l'enseigne Ibis. Les co-gérants s'étonnent par ailleurs d'avoir été les seuls visés par la décision d'Accor alors que le groupe a "une filiale directe", le Coralia Marina Viva, un complexe de 420 chambres, dans le Golfe d'Ajaccio. Accor est également présent avec un Sofitel à Porticcio (Corse-du-Sud). En revendiquant l'action contre l'hôtel Ibis, le FLNC-Union des Combattants avait déclaré "se réserver le droit de toucher désormais les intérêts du groupe Accor partout où ils seront représentés". "L'économie corse restera aux mains des Corses", écrivait-il dans un communiqué.

SNCM : feu vert européen à la recapitalisation

La Commission a décidé mercredi 9 juillet d'approuver l'aide à la restructuration en faveur de la compagnie publique française Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM) sous réserve de conditions, visant à éviter toute distorsion potentielle de concurrence.

C'est ainsi qu'une première tranche de 66 M euros sur un total de 76 M euros que les autorités françaises prévoient d'injecter dans la SNCM, au titre de recapitalisation, est autorisée, sur la base de l'article 87, §3, alínea c), du traité CE. Un reliquat sur les 10 M euros restants pourra être approuvé ultérieurement par la Commission en tenant compte du produit des cessions exigées.

Pourtant, la décision prévoit notamment la cession des participations directes et indirectes jugées non stratégiques, ainsi qu'une limitation de la capacité de la flotte.
La SNCM s'abstiendra également de toute guerre des tarifs jusqu'au 31/12/2006 pour toutes les lignes à destination de la Corse autres que celles soumises au contrat de délégation de service public.

Le plan de restructuration prévoit la diversification des lignes de la SNCM vers le Maghreb en vue de diminuer la dépendance de la compagnie vis à vis des liaisons avec la Corse.
Nous avons joint Pierre Marcy, directeur commercial, qui s'est déclaré "très heureux" pour cette décision. Nous attendons le texte officiel de la Commission a-t-il rappelé et ensuite nous commenterons l'ensemble de la décision."

L'ATC mise sur une progression de 20 % en "hors saison"

La Corse est l'une des premières destinations touristiques françaises, avec quelque 2,5 millions de vacanciers en 2002. L'Agence du Tourisme de la Corse (ATC), prépare une campagne pour doper le tourisme hors saison, et table sur une progression de la fréquentation hors saison de 20%, d'ici 3 ans.

Actuellement, l'essentiel de la fréquentation de l'Ile de Beauté (près de 70%) est concentrée sur la saison d'été. Les Français sont majoritaires (70%), devant les Italiens (16%) et les Allemands (8%).
L'Agence du Tourisme de la Corse (ATC), établissement public créé par la loi du 13 mars 1991 portant statut de la collectivité territoriale de la Corse, annonce viser "une progression de 20% du nombre de touristes hors saison en trois ans", avec notamment une campagne vers l'Europe du Nord.
Une campagne exceptionnelle de promotion, lancée avant la guerre en Irak, a été arrêtée lors de son déclenchement. 
L'ATC souhaite non seulement accroître la fréquentation touristique de la Corse, mais également privilégier l'étalement de la saison (toute l'année) et dans l'espace (sur l'ensemble du territoire).

Accor renonce à une franchise et déclare n'avoir "aucun projet" en Corse

Accor a indiqué dimanche qu'"en raison des événements le groupe a confirmé à ses partenaires corses qu'il renonçait au contrat de franchise qui les liait" sur cet hôtel et précisé n'avoir "aucun projet de développement, même exploratoire, en Corse".

Un hôtel Ibis (enseigne d'Accor) en construction à Bastia a été la cible le 28 avril d'un attentat à l'explosif, que le FLNC Union des Combattants vient de revendiquer. Accor précise qu'il a annoncé à ses partenaires corses dès le 7 mai sa décision de mettre fin au contrat de franchise sur l'hôtel, "car nous n'avions plus toutes les conditions de sécurité permettant d'envisager la poursuite du contrat". Par ailleurs, réagissant au communiqué du FLNC samedi qui dit vouloir "interdire l'implantation des 17 projets du groupe Accor sur la Corse", un porte-parole du groupe a déclaré qu'Accor avait "non pas dix-sept mais zéro projet véritable et structuré de développement en Corse, qu'il s'agisse de construction ou de franchise". "Il doit y avoir un malentendu", estime Accor, qui "tient à préciser de la façon la plus claire que ce communiqué n'a pas de fondement". Le FLNC Union des Combattants, principal mouvement clandestin armé, a revendiqué les principaux attentats commis en Corse depuis janvier.

L'étalement confirmé pour la saison touristique (Hélène Romani)

L'étalement de la saison touristique confirmé : C'est ce qu'observe l'Insee dans son dernier bulletin : l'organisme met en exergue des taux d'occupation proches ou supérieurs à 50 % d'avril à octobre

Une progression soutenue du trafic maritime et un bilan plutôt satisfaisant de la fréquentation en termes de nuitées, l'activité touristique en Corse affiche un certain dynamisme si l'on en croit l'Insee qui fait le point dans son bulletin d'avril de la conjoncture.

Sur l'ensemble de l'année 2002, 6196480 passagers ont transité par la Corse soit un accroissement de 4,3 % par rapport à l'année précédente principalement du au trafic maritime. Stable en 2001, le trafic aérien a accusé une baisse de 1, 4 % en 2002.

S'agissant des nuitées enregistrées dans les hôtels homologués de Corse, elles ont été en légère diminution cette même année : - 43 000 soit -1, 4 %. L'Insee considère que la plus grande assiduité des touristes français (+1, 9% soit plus de 42 300 nuitées n'a pas permis de compenser le recul des touristes étrangers (-9 % soit 85 300) venus pourtant un peu plus nombreux dans les établissements corses mais pour des durées de séjour plus limitées.

Les Français plus longtemps

Ce sont les Italiens et les résidents du Royaume Uni qui sont à l'origine de cette baisse de l'intensité de la fréquentation. Les touristes français, eux, ont réduit leurs arrivées (-5, 2 %) mais ils ont allongé leurs séjours (2, 5 jours par hôtel en moyenne en 2002 contre 2, 3 jours en 2001).

Cependant l'année 2002 s'est traduite par 3, 109 millions de nuitées, un chiffre très supérieur à celui des années 2000 et 1999. L'année 2001 reste celle des grands records avec une progression de la fréquentation de 15, 7 % : on avait dépassé pour la première fois 3 millions de nuitées. L'Insee confirme qu'il y a bien désormais étalement de la saison touristique : pour la deuxième année consécutive, les taux d'occupation sont proches de ou supérieurs à 50 % pendant 7 mois, d'avril à octobre inclus.

Plus d'Italiens dans les campings

Même satisfaction pour ce qui est de la fréquentation des campings classés de Corse malgré une diminution en aout 2002 par rapport au même mois de l'année précédente. L'Insee note que cette baisse provient de la clientèle française alors que les étrangers sont arrivés en plus grand nombre mais sur des périodes de plus courte durée.

Le bilan 2002 marque une très légère hausse par rapport à à 2001 (+ 14 000) grâce principalement à un très bon début de saison et à un mois de juillet toujours en progression.

Fait marquant de l'année, le bond des Italiens, principale clientèle étrangère : +18 % en termes d'arrivées, +20 % en termes de nuitées. Ils représentent désormais 43 % des nuitées étrangères.

Dans leur sillage, les Allemands (26 % de la clientèle) qui fréquentent davantage la Corse, puis les Hollandais qui ont moins séjourné dans les campings (-5000 nuitées) alors que les Suisses ont légèrement progressé (+ 3000 nuitées).

Toutes les autres clientèles étrangères sont en retrait. L'Insee observe qu'à l'exception des Italiens, tous les touristes ont raccourci leurs séjours de façon sensible. Globalement, sur l'ensemble de la saison 2002, le taux moyen d'occupation marque une hausse de deux points : il est de 45 %.

La Corse du nord au sud terre de randonnée - Corse Matin du 20 avril

Le GR 20 s'est enrichi de nouveaux produits dont le Parc régional et l'Agence du tourisme assurent la promotion

La randonnée étant devenue un phénomène de société, l'approche sportive qui prévalait, il y a une dizaine d'années, a fait place chez les quelque 15 millions de Français qui randonnent régulièrement, à une recherche d'authenticité privilégiant la relation avec l'espace naturel et le milieu humain.

Un nouveau topo-guide du GR 20

C'est donc une mise à jour plus claire, en couleur et plus précise qui reprend l'intégralité de l'itinéraire et le décrit étape par étape. Cette réédition propose de nombreux textes thématiques concernant le patrimoine naturel et culturel de l'île. Les éditions précédentes du GR 20, véritable best-seller de la randonnée, se sont vendues depuis dix ans, à plus de 100 000 exemplaires. Le topo-guide " Mare e monti ", " Corse entre mer et montagne " connaît également un franc succès puisqu'il se vend à plus de 6 000 exemplaires par an.

Un dépliant de promotion du " Mare a Mare nord "

L'atout principal de la randonnée pédestre en Corse, réside dans la gamme de produits mis à la disposition d'un large public. Ce qui permet de fidéliser une clientèle satisfaite à 95 %. « Le chiffre d'affaires de la randonnée en Corse est estimé, selon les études du Parc, à 12 millions d'euros par an », affirme le directeur du Parc, José Filippi. « La beauté des paysages ainsi que la qualité de l'hébergement et de l'accueil ont permis d'évoluer à partir de produits phares tels que le " Mare e Monti nord " et le " Mare a Mare Sud " » explique Véronique Muracciole, chargée de communication au Parc régional, pour qui l'allongement de la saison touristique est une réalité d'avril à fin octobre. Aujourd'hui, d'autres itinéraires sont structurés à l'image du " Mare a Mare Nord " pour lequel le Parc naturel vient d'éditer un nouveau dépliant de promotion qui présente les derniers gîtes d'étape de Valle d'Alesani et de A Sega : une randonnée à partir de Moriani, puis la Castagniccia, l'Alesani, le Cortenais, le Niolu et les Due-Sevi...

La CCM réactive les vols entre Toulon-Hyères et la Corse

La Compagnie Corse-Méditerranée (CCM) vient d’inaugurer deux liaisons aériennes entre Toulon-Hyères et entre Ajaccio et Bastia.
Ces lignes avaient été interrompues en 1999, à la suite de la disparition de la compagnie Kyrnair, qui les avaient créées dix ans plus tôt. Elles avaient transporté 24 000 passagers au cours de la dernière année d'exploitation.

Sollicitée par les chambres de commerce et d'industrie des trois villes, la CCM a décidé de proposer, avec un appareil ATR 72, trois allers-retours hebdomadaires sur la ligne Ajaccio-Toulon ainsi que sur Bastia-Toulon. Maintenue jusqu'à fin septembre, cette double desserte sera renforcée en juillet et août, selon la compagnie basée à Ajaccio.

L'Office des Transports de la Collectivité territoriale de Corse a accepté d'étendre à ces dessertes le bénéfice de continuité territoriale, d’où un aller simple à 32€ en promotion, et à 76€ en plein tarif

Le futur Office du tourisme de l'Île Rousse sur les rails - (Rosine Albertini)

La pose de la première pierre de la nouvelle structure qui aura une vocation intercommunale est prévue pour l'automne 2003. L'office se situera près de la Marinella, à l'emplacement de l'ancien lavoir

Serge Bascoul, présidait à l'hôtel de ville l'assemblée générale de l'Office de tourisme-Syndicat d'initiative (OT-SI). « La demande de permis de construire, pour cette structure qui aura une vocation intercommunale et sera financée à hauteur de 60 % par l'ATC, a été déposée », a-t-il dit. La réunion a été précédée de l'élection (à l'unanimité des voix) de Francine Guidicelli au poste de vice-présidente en remplacement du maire, Jean-Jo Allegrini Simonetti, élu président d'honneur.

Taxe de séjour

Elle rapporte annuellement près de 26 000 euros qui sont reversés à l'OTSI. Les subventions d'exploitation (commune, ATC, conseil général) s'élèvent à 51 565 et le budget d'exploitation (compte de résultat) de l'OT-SI est de 204 797 euros.

Promotion

l'OT-SI sera présent ou représenté (dans le cadre de l'Office de pôle) aux « Salon des vacances en France » à Paris ; « Tourissima » à Lille et « Mahana » à Lyon ; mais aussi en Suisse et à Londres. Par ailleurs,  l'Office du tourisme a édité trois guides : Hébergements et transports (35 000 exemplaires) ; Commerces et restaurants (20. 000 exemplaires) ; Patrimoine et loisirs (25 000 exemplaires). Les publicités ont permis de les autofinancer.

Pour la saison 2003, l'équipe constituée de Marie-Jo Colombani, responsable ; Valérie Loverini et Davia Papi, emplois jeunes sera renforcée par l'embauche de deux autres personnes.

Calvi : allongement des saisons et embellie touristique - (JM Vincenti)

Depuis quelques années des avancées significatives sont observées en matière de progression touristique. Les saisons s'étendent de plus en plus dans la durée et gagnent donc en qualité. La tendance se confirme pour 2003 avec l'arrivée des premiers contingents de vacanciers qui ont anticipé de deux semaines le premier gros rush traditionnellement attaché au long week-end de Pâques.

Multiplication des rotations de NGV

Signe fort, les compagnies de transports maritimes se mettent au diapason. Pour satisfaire les demandes précoces elles augmentent rotations et traversées. Quelques exemples : depuis le 5 avril dernier, un navire Méga Express de la « Corsica Ferries » effectue une rotation supplémentaire hebdomadaire, Nice-Calvi-Nice le dimanche. Sur cette même ligne les navires à grande vitesse (NGV) de la SNCM ont repris du service depuis le mardi 8 avril, pour une rotation hebdomadaire également. Et ce n'est qu'un début... « Les NGV qui placent Calvi à moins de 3 heures de Nice ont démocratisé la destination Balagne et sont bien sur responsables en partie de l'embellie générale », commente un socioprofessionnel sur le port.

Transport aérien

Du côté de l'aéroport Sainte-Catherine, tandis que les premiers charters en provenance de l'étranger se sont posés le week-end dernier, les autres vols (Paris et bord à bord) affichent déjà tous quasiment complets pour le week-end de Pâques. Mais aucune rotation supplémentaire n'est programmée... « Certains vacanciers qui ont réservé en Balagne sont déjà obligés de transiter par l'aéroport de Bastia ! », s'indigne-t-on du côté de la plate-forme aéroportuaire. Peut-être les compagnies craignent-elles de subir le « creux » de fréquentation habituellement enregistré dans les quinze jours qui suivent Pâques. En 2003, le risque semble pourtant écarté puisque les vacances scolaires, vecteurs d'affluence touristique, s'échelonnent (sur trois zones) du 5 avril au 4 mai.

Les 1 800 passagers de l'Oriana

Autre facteur d'embellie, l'augmentation sensible des escales de croisiéristes dans la cité est un facteur de développement à ne pas négliger. Avant hier, les 1 800 passagers britanniques du paquebot « Oriana », le premier navire de croisière de la saison à mouiller dans la baie, ont fait une escale remarquée...

La métamorphose du port de commerce de Bastia

Le port de commerce de Bastia est à saturation. Il a fêté en grandes pompes le cap des deux millions de passagers, mais toute ambition de croissance est reléguée en cale sèche. Théoriquement, il a 8 postes à quai mais, dans la pratique, la moitié seulement répond au formatage des navires qu'il accueille. Et encore, la Corsica Ferries vient d'acquérir un troisième Mega-Express dont la longueur - 210 mètres - l'exclut des liaisons avec la Corse. Parfaitement lucide sur les limites de sa concession, Jean Femenia admet qu'il ne courtise pas les armateurs des bateaux de croisière : « Plusieurs de ces navires ne peuvent mouiller qu'au large. On n'a pas les moyens d'accueillir beaucoup de croisiéristes, malgré l'impact sur l'économie locale. »

Le port idéal en 2020...

Le président de la chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse dessine le port de commerce idéal : 8 véritables postes à quai, c'est-à-dire susceptibles de recevoir les navires de toutes les longueurs, des terre-pleins dont la surface serait multipliée par quatre (voir besoins par ailleurs), un plan rationnel de circulation interne et un réseau routier capable d'évacuer un flot annuel de trois voire quatre millions de passagers.

Les exigences, clairement définies, doivent être satisfaites à l'horizon 2020. L'investissement « titanesque » sera de 250 à 300 millions d'euros.

Il y a un an, un groupement de trois bureaux d'études s'est constitué (Cetram, Jonction et la Sogreah qui a conçu des ports partout dans le monde) pour plancher sur le sujet. Cinq sites ont focalisé l'attention. Deux seulement, situés sur la commune de Bastia, ont été retenus : le port de commerce actuel, l'Arinella/la Carbonite et même les deux en complémentarité selon les scénarios les plus plausibles. Ce qui rassure la ville de Bastia qui, pour mille et une raisons, n'aurait pas voulu voir le port de commerce quitter son territoire.

La solution de la Carbonite

La commission technique (qui réunit les techniciens de la CCI, de la CTC, de l'État, de la ville de Bastia et du Département) et le comité de pilotage (le pool des élus) se sont penchés sur la copie de l'extension portuaire. Si les versions sont à géométrie variable, il n'en demeure pas moins que trois grandes hypothèses émergent du lot.

1. Le site de la Carbonite, en face le cimetière de la ville, vient en complément du port actuel par la création d'un bassin et de deux postes. Le contexte environnemental est favorable, il n'y a pas de difficultés techniques et les perspectives d'aménagement d'autres postes à quai vers le nord (en direction du tunnel) intéressantes. Le cout est estimé à 130 millions d'euros. Les contraintes liées à l'exploitation vont doubler (deux capitaineries, deux logistiques pour les compagnies, deux équipes de lamaneurs, deux pilotes, etc.)

2. Si la Carbonite est retenue comme site d'appoint, on aménage l'actuel par l'allongement du quai de rive (adossé à la place Saint-Nicolas) et la modification de deux autres postes à quai. Le mole sud est éliminé. Dès lors, au fil des décennies, c'est la Carbonite, avec sa capacité d'extension, qui s'arrogerait progressivement le statut de port principal. Un scénario modulable entre 150 et 220 millions d'euros.

Une grande digue au large

3. La solution de la Carbonite est abandonnée. Les efforts se concentrent sur le site actuel. Là encore, plusieurs schémas possibles dont deux sont spectaculaires. Le premier consiste à construire au large une grande digue en forme de boomerang pour protéger un quai érigé dans sa direction à partir du mole est (170 millions d'euros). D'autres quais seraient aménagés ultérieurement suivant le même principe. Le deuxième ne prévoit pas de digue mais le bassin prend de l'ampleur : le poste à quai le plus récent, construit dans le prolongement du mole est, disparait pour un quai de plus grandes dimensions. On gagne beaucoup de terrain sur la mer pour 218 millions d'euros.

La décision est d'autant moins simple à prendre que les financements sont lourds et que le patrimoine portuaire, désormais propriété de la Collectivité territoriale, fait l'objet d'un audit destiné à négocier le passage de témoin entre l'État et la CTC. Mais personne ne veut faire obstacle à un projet phare pour l'économie. Le comité technique est convoqué à la mi-mai et, en juin, le choix sera fait. Les élus seront alors comme sur un quai d'embarquement.

Et si tous les chemins menaient en Corse ? La tendance évoquée par les socioprofessionnels lors du salon de la randonnée qui veut que la clientèle visée soit en priorité les 50-60 ans, se confirme et progresse

La Corse comme destination phare pour la randonnée. A voir le succès populaire rencontré par le stand du pôle touristique Sud Corse, lors du salon essentiel, on peut légitimement penser que la filière a de beaux jours devant elle. D'autant que sur le plan insulaire on peut également parler d'une prise de conscience générale des professionnels pour offrir à leur clientèle des produits de qualité. Cela se traduit par une cote d'amour en forte hausse avec des visiteurs qui viennent et reviennent volontiers arpenter chemins et pistes de l'Ile de beauté.
L'attrait du GR 20
Le stand aux couleurs de Destination Sud Corse n'avait comme autre objectif que d'informer les gens sur le fait que l'extrême sud et l'Alta Rocca sont étroitement liés notamment au niveau des activités de pleine nature, de bord de mer ou de moyenne montagne. Il a fallu aussi adopter un ton pédagogique pour expliquer aux visiteurs que le mythique GR 20 n'est pas à la portée de tout le monde et qu'en revanche la Corse en général, et le Sud Corse en particulier, offrait une vaste gamme de randonnées pour toute la famille et pour tous les niveaux.
En s'appuyant sur ce produit d'appel extrêmement porteur, les hôtesses d'accueil comme les professionnels présents, ont pu vanter la richesse insulaire en matière de sports nature.
Le Pôle touristique Sud Corse était présent au salon, l'Agence du Tourisme Corse aussi. Une complémentarité dans l'accueil et le renseignement des postulants à l'aventure sur l'Ile qui n'a d'autres raisons d'être que de développer la filière des sports nature. Un secteur d'activité en plein devenir qu'il convient d'aider à se structurer.
Fort pouvoir d'achat
Le randonneur n'est plus le marcheur infatigable avec son sac à dos, son bob et son amour immodéré pour les tomates. C'est désormais un touriste à fort pouvoir d'achat, qui connait déjà la Corse et qui revient volontiers. Si l'on dresse son portait robot on apprendrait avec surprise qu'il a souvent dépassé la cinquantaine, qu'il a connu la Corse il y a plus de 20 ans, et qu'il a du temps pour se balader sur les plus beaux chemins et qu'il apprécie dormir dans des hébergements douillets.
Jean-Louis Moretti technicien au sein du Pôle touristique espère beaucoup de ce salon .« Nous devons montrer aux visiteurs potentiels que la Corse propose des structures d'accueil de qualité, des personnels d'encadrement compétents et des paysages ou des activités uniques dans leur genre. Il faut faire passer le message que le GR 20 c'est bien mais que la moyenne montagne corse s'adresse aussi à des randonneurs moyens, qu'en famille on peut prendre du plaisir et que la gamme des activités est vaste. Le cout de telles vacances n'est pas un frein, en revanche les difficultés dans les transports, les grèves notamment, sont au premier rang des préoccupations. On sait où sont les éventuels blocages, reste à les éliminer ». Le salon a été l'occasion de se positionner et de faire connaitre les atouts de la destination Sud Corse.
Les amateurs en sont sortis conquis et les professionnels rassurés sur le travail déjà accompli.

Ollandini et Plein Cap s’associent pour proposer des voyages incentives en Corse

A partir de mai 2004, le TO Ollandini et la compagnie de croisières Plein Cap organiseront en Corse des voyages incentive avec hébergement et déplacement à bord du paquebot Adriana.

La compagnie de croisières Plein Cap et le tour-opérateur Ollandini viennent de signer un partenariat afin de développer les incentives et les voyages de récompense en Corse. « Nous avons choisi d'associer nos deux savoir-faire », souligne Marc-Antoine de Susini, responsable Clients et Exploitation chez Ollandini. D'une durée variable de 3 à 5 jours, ce produit comprendra une croisière de 3 à 5 jours à bord de l'Adriana (250 passagers) entre la Corse et la Sardaigne avec, chaque jour, des escales permettant de découvrir ces deux îles au travers d' activités sportives : 4X4, canyoning, marche, tyrolienne, etc. « Notre objectif est de proposer un produit clé en main original tant en mer qu' à terre », explique Christine Bugarin, responsable du département affrètement chez Plein Cap. Une brochure commune va être prochainement réalisée à l'intention des agences spécialisées sachant que les premières croisières incentives Plein Cap/Ollandini sont programmées à partir de mai 2004.

La SNCM lève le voile  sur sa stratégie Texte de Jean Marc Raffaelli, Photo de Gérard Baldocchi

À Bastia, Pierre Vieu, son Président-directeur général, annonce un renforcement de la desserte sur Nice sur Marseille et quelques baisses de la grille tarifaire. Le nouveau cargo mixte (Pascal-Paoli) sera mis en service début mai. La compagnie attend maintenant le feu vert de Bruxelles sur la recapitalisation de 76,2 millions d'euros

Le calme après la tempête. C'est ce qui définit le mieux le contexte dans lequel navigue aujourd'hui la SNCM. Une sérénité retrouvée qui lui permet de mettre le cap vers une ligne d'horizon plus claire - Pierre Vieu l'a ainsi tracée : « Une meilleure offre à tarifs réduits » (1) - avec le projet industriel en guise de boussole. Une quiétude acquise avec quelques sacrifices humains et matériels et la promesse de « résultats très positifs » (dixit le Président-directeur général) à l'heure des comptes budgétaires de mars.

Pierre Vieu rappelle que le début du millénaire a été houleux. Avec, en 2001, une bataille navale qui a fait rage, sur une mer politique et juridique déchaînée, pour la conquête du marché de service public avec la Corse. Puis, en 2002, la mise en vente de trois navires et d'une parcelle du patrimoine immobilier et le départ progressif (sans licenciement) de 300 salariés.

Bruxelles boucle l'enquête

Une cession d'actifs destinée à renflouer les flancs de la compagnie (40 millions d'e) inutile sans la planche de salut financière de la recapitalisation (76,2 millions d'e) lancée par l'État mais retenue par la Commission européenne qui avait diligenté une enquête. Sur cette question, Pierre Vieu précise que les investigations de Bruxelles sont terminées. L'ultime étape avant le feu vert (espéré au printemps) consistant pour la SNCM à répondre aux remarques argumentées que ne manquera pas de faire la concurrence, c'est-à-dire la Corsica Ferries.

La conjugaison de ces apports financiers - qui relativiseront la portée d'un endettement estimé à 220 millions d'e - avec la poursuite d'un dialogue social apaisé, va replacer la SNCM sur les rails de la croissance. « Et faire de 2003, l'année d'un développement à la fois étayé par la desserte sur la Corse et l'Afrique du nord et par un recentrage sur la compagnie peut s'affirmer ».

Ces activités seront déclinées à la fin de la conférence de presse tenue hier à Bastia : une offre estivale accrue sur le Maghreb (Tunisie et Algérie) au départ de Marseille ; le transit et la consignation de navires ; un programme plus étoffé de croisières et la promotion du tourisme d'affaires, celui des séminaires flottants avec escale en Corse.

Desserte renforcée...

L'offre de desserte sera améliorée puisqu'elle collera davantage à la demande.

Ainsi, si Toulon reste ce que la SNCM appelle pudiquement un port d'appoint, Marseille s'érige, dans sa stratégie commerciale, en port d'attache de la Corse : une liaison quotidienne avec Bastia et Ajaccio via la Méridionale (CMN) ; une augmentation de la fréquence avec Porto-Vecchio (de juin à septembre, 3 à 4 rotations par semaine dont 2 le week-end).

La flotte dévolue à la desserte Marseille/Corse attend impatiemment le nouveau cargo mixte (500 passagers, 2 300 mètres linéaires pour le fret) actuellement construit au chantier naval de Rotterdam : le Pascal-Paoli sera livré le 18 avril prochain et sa mise en service prévue début mai.

Sur Nice, l'offre, réduite en basse saison, est renforcée d'avril à la Toussaint : cinq rotations hebdomadaires en moyenne saison et quatre quotidiennes en juillet et août.

Enfin, Le Corse viendra étoffer la desserte entre Nice et la Balagne : 3 rotations par semaine en juillet, 5 en août. À des tarifs plus attractifs que par le passé.

... avec de meilleurs tarifs

La grille tarifaire est d'ailleurs abondamment commentée par les collaborateurs de Pierre Vieu.

Entre l'île et Nice, l'aide sociale au passager décidée par la Collectivité territoriale de Corse (2) sera reconduite.

Sur Marseille, la SNCM parle de « baisses significatives » sur les couleurs bleu, vert et blanc qui colorent 90 % du trafic : 6 e pour les adultes et 40 % pour les enfants.

Réduction également pour les véhicules en période estampillée bleu et vert pour booster l'avant et l'arrière saison. Enfin, la formule contingentée Pein soleil est assouplie : par exemple, la validité du séjour passe de 11 à 21 jours.

Ainsi, la compagnie nationale recherche l'équilibre entre la sagesse, qui prolonge toujours la fin d'un gros grain et l'audace sans laquelle elle ne fera pas évoluer le curseur de la productivité.

En définitive, sur terre comme sur mer, on a le sort que l'on se fait.

(1) Pierre Vieu avait autour de lui Laurent Terris, directeur général adjoint, Pierre Marcy, directeur commercial, Lucien Pariggi, directeur du pôle Corse, Don César Tristani, directeur régional, Catherine Fieschi, attachée de communication, Jacques Risticoni, directeur de l'agence de Bastia.

(2) Elle concerne les résidents corses, les familles, les seniors, les étudiants, soit les deux tiers de la clientèle.

Corse-Paris: l’ Assemblée de Corse adopte le principe d’aide sociale au passager

Le respect des obligations de service public entre Paris et les aéroports de Corse appliquées depuis le 27 octobre dernier sera compensé par une aide sociale au passager transporté (41 euros par passager).

C’est la décision prise vendredi par les élus de l’assemblée de Corse en attendant le résultat de leur recours auprès du Conseil d’État. En effet, à la suite d’une requête déposée par Air littoral écartée de l’appel d’offre pour ce service public, le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision des élus de retenir Air Lib sur Figari et le groupe Air France CCM Air Lines sur Ajaccio et Bastia. Si le conseil d’État confirme la  décision du juge bastiais, un nouvel  appel d’offre devra être lancé dans les prochains mois.

 

 

 

 

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Dernière modification : 01 November 2003