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Canada :
les agences attaquent Air Canada et Iata pour "entente" sur la
suppression de la commission
Une association d'agences de
voyages canadiennes a déposé plainte jeudi contre Air Canada, Iata et cinq
compagnies américaines et demande à Air Canada 1,7 milliard de dollars pour
avoir limité ou supprimé les commissions depuis 1997 à la suite d'une
"entente".
Les plaignants estiment que la limitation et la suppression des commissions de
3.700 agences de voyages canadiennes affiliées à Iata (processus engagé en
1997) est le fruit d'une entente entre ces compagnies au sein de Iata.
Regroupés dans une association nommée Canadian standard travel agent registry
(CSTAR), ils réclament au seul transporteur Air Canada 1,7 milliard de dollars
canadiens (1,3 milliard USD) de dommages et intérêts. CSTAR demande aussi
réparation à Delta, Northwest, United Airlines, American Airlines, Continental
et l'Iata, sans avoir encore estimé le montant de cette réparation. CSTAR
avait engagé la procédure en mai 2002, dans la foulée d'un recours similaire
produit aux Etats-Unis contre dix-neuf transporteurs aériens pour les mêmes
motifs. Le principal avocat en charge de ce dossier aux Etats-Unis, Henry
Anderson, intervenait au congrès de l'Asta (American society of travel agents)
le mois dernier à Miami. Il prétend avoir la preuve que c'est lors de
réunions de la PTTC (Passenger traffic coordinating conference) que les
compagnies Iata ont décidé d'abroger la résolution 016a stipulant que les
compagnies verseront 9% de commission aux agences de voyages de tous les pays
hors USA. En juin 1998, selon Henry Anderson, Air Canada a proposé l'abrogation
de la résolution 016a au Canada, ce qui a été adopté en juillet de la même
année. Toutefois, ajoute-t-il, cinq mois auparavant, Iata avait déjà
supprimé de son manuel pour les agences canadiennes cette résolution qui y
figurait depuis vingt ans à la page 1, ce qui prouve que la décision était en
fait largement antérieure. Finalement ajoute-t-il, lors de la réunion du PTCC
de juillet 99, les transporteurs ont décidé de l'abrogation de cette
résolution pour tous les pays. Les minutes de ces réunions du PTCC montrent
qu'à chaque fois, les transporteurs américains ont quitté la pièce pour
éviter de tomber sous le coup de la loi anti-trust. Le procès commencera le 4
février 2004 à Raleigh (Virginie). L'un des transporteurs incriminés,
Lufthansa, a déjà décidé de se retirer de la procédure en trouvant un
arragnement avec les plaignants de plusieurs millions de dollars. En ce qui
concerne Air Canada, placée depuis le 1er avril sous la protection de la loi
sur les faillites, elle avait invoqué sa restructuration pour tenter de mettre
fin aux procédures contre elle, ce qu'a rejeté fin septembre la Cour de
l'Ontario qui supervise son dossier de redressement. Selon CSTAR, le 1,7
milliard de dollars qu'il demande à la compagnie est le plus gros montant
jamais réclamé par un créancier au transporteur actuellement sous la
protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites.
Les touristes européens aiguisent
l'appétit du nouveau géant InterActive
Le groupe américain
InterActiveCorp (IAC), qui mise tout sur l'avenir du commerce en ligne, pourrait
désormais étendre à l'Europe son grand appétit d'acquisitions, surtout dans
la réservation de voyages.
Le PDG Barry Diller "est assis sur une trésorerie de 4 milliards de
dollars et l'expansion à l'international est décisive pour sa stratégie de
développement", lance Henry Harteveldt, analyste spécialisé dans le
commerce en ligne chez Forrester Research. IAC a annoncé cette semaine le
rachat de la troisième agence de voyages virtuelle de France, Anyway. Sa
filiale Expedia va ainsi étendre son activité de voyagiste en ligne à un
nouveau pays européen, après le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas et
l'Italie. Selon M. Harteveldt, Barry Diller "va investir une fortune
en publicité. Son goût prononcé du marketing pourrait faire d'Anyway le
premier ou le deuxième acteur du secteur (en France) d'ici 12 à 18 mois".
Avec Anyway, IAC complète une série impressionnante d'acquisitions entamée
aux Etats-Unis (Hotels.com, Interval, Hotwire.com...) dans le tourisme en ligne,
du billet d'avion sec au forfait avec séjour à l'hôtel, en passant par les
locations en temps partagé. Partout la stratégie est la même : vantant
son gros volume de clients potentiels eu égard au nombre de ses sites, IAC
invite les prestataires à proposer le plus vite possible des promotions. A
l'arrivée, le client est forcément séduit et les ventes dégagent pour le
groupe des commissions en proportion. Témoignant d'une foi audacieuse dans l'internet
alors en pleine crise, Barry Diller a décidé en 2001 de transformer son groupe
de médias en géant de l'e-commerce. Il a cédé son réseau de télévisions
par câble USA Networks au français Vivendi et commencé à racheter des sites
à tours de bras. C'est dans le voyage en ligne que ses affaires connaissent
aujourd'hui la plus forte croissance, malgré la vigueur de concurrents comme
Travelocity ou Orbitz. Le succès américain, "sur un marché très
fragmenté", est tel qu'IAC "a la capacité d'aider vraiment à
rebâtir le commerce en ligne" en Europe, poursuit Henry Harteveldt. Les
régions nordiques pourraient être "les plus attractives" pour des
rachats futurs, estime-t-il. Des pays comme la Suède et les Pays-Bas ont les
plus fortes concentrations d'acheteurs en ligne d'Europe. D'après Vikram Sehgal,
analyste de Jupiter Research, l'expansion hors des frontières est d'autant plus
justifiée pour InterActive qu'aux Etats-Unis les compagnies aériennes et les
hôtels ont une longueur d'avance pour la vente directe sur internet, sans
l'agent de voyages comme intermédiaire. "JetBlue et Southwest ont fait un
excellent travail pour attirer les clients vers leurs sites", indique
M. Sehgal, en soulignant que la part des prestataires eux-mêmes dans l'e-commerce
est en constante progression (54% en 2003). En Europe de l'ouest, les dépenses
de tourisme en ligne (voyages et séjours) ont une marge de progression énorme.
De 8,9 milliards en 2003, elles devraient atteindre 16 milliards de dollars en
2005 et 26 milliards en 2007, prédit Jupiter Research. Des pays comme la France
et l'Allemagne vont voir leurs parts augmenter progressivement, compensant le
tassement des dépenses des Britanniques, aujourd'hui premiers clients avec
32,8% du total des achats, ajoute une étude de cet institut de recherches.
Les relations entre GDS
et compagnies aériennes déréglementées aux USA
Sabre veut sensibiliser le
Snav aux futurs projets de la Communauté européenne sur le sujet.
Avec la sortie des
compagnies aériennes du capital des GDS (seules Iberia, Air France, et
Lufthansa sont encore actionnaires d’Amadeus), l’activité de ces derniers
va être prochainement déréglementée aux Etats-Unis. Le département du
Transport américain (DOT) devrait rendre ses conclusions dans les prochains
jours pour une application des nouvelles règles au 31 janvier 2004. La
neutralité entre les compagnies ne sera alors plus automatique. Les GDS auront
désormais la possibilité de négocier les booking fees avec chaque
compagnie en fonction du volume, des prix, de la zone… Ils pourront ainsi
mettre en avant certaines compagnies, des promotions, voire leurs propres
forfaits.
Cette modification devrait mettre 18 à 24 mois pour arriver en Europe. Sabre,
après avoir mené une action de lobbying aux Etats-Unis aux côtés de Galileo,
souhaite aujourd’hui sensibiliser le Snav pour que celui-ci s’intéresse de
près aux projets de la Communauté européenne sur le sujet. Un nouveau
courrier sera ainsi envoyé la semaine prochaine au syndicat rappelant la
situation actuelle aux USA et aux modifications auxquelles ont peut s’attendre
de chaque côté de l’Atlantique. « Il faut absolument que l’on échange
nos informations », souligne Floyd Widener, responsable du développement
en Europe de Sabre, qui souhaite que l’Union européenne garde un œil sur
l’attitude des 3 compagnies présentes dans Amadeus pour éviter tout abus de
position dominante.
Oneworld lance une
offensive sur le marché des conférences
L'alliance Oneworld, qui comprend
notamment American Airlines et British Airways, a lancé mardi un nouveau
produit destiné aux organisateurs de conférences pour offrir des facilités de
réservations aux participants à ces conférences qui représentent un marché
voyages de 700 millions de dollars.
Oneworld, qui réunit également
Qantas, Iberia, Cathay Pacific, LanChile, Finnair et Aer Lingus, lesquelles
seront rejointes à la mi-2004 par Swiss, va proposer à partir du 1er novembre
une formule baptisée Eventflyer. "Eventflyer est à la disposition de tous
les organisateurs de conférences, symposiums ou réunions qui se déroulent
dans l'une des 575 destinations desservies par les membres de l'alliance
Oneworld", explique-t-elle. "Une fois qu'un accord a été signé
entre Oneworld et l'organisateur, au minimum six mois avant l'événement,
l'alliance met à sa disposition son soutien logistique" avec la mise en
place d'un site internet spécial. "A la différence des autres formules
disponibles sur le marché des conférences, Eventflyer est facile à utiliser
et comporte très peu de restrictions d'utilisation", précise l'alliance
qui ajoute que la formule Eventflyer convient aux organisateurs de conférence
attendant au moins 500 personnes. "Le marché des conférences est un
marché en pleine croissance pour le secteur aérien : on estime que les
participants aux conférences ont dépensé l'an dernier dans le monde 700
millions de dollars en voyages et déplacements", explique John McCulloch,
directeur de l'alliance Oneworld.
Hub ou pas Hub
On a du mal à se faire
une religion en ce qui concerne l'avenir du transport aérien. Ce qui est normal
vu que les patrons de compagnies eux-mêmes, qui passent leur vie là-dedans, ne
sont pas d'accord. L'autre jour, le président d'Air France nous expliquait que
l'un des principaux avantages de l'accord Air France/KLM, pour Air France, c'est
de pouvoir utiliser le hub de Schiphol. Et, en effet, selon les statistiques de
l'AEA (Association of European Airlines), le trafic aérien intra-européen ne
représente que 9,9% du trafic mondial alors que celui entre l'Europe et les
Etats-Unis en constitue 13,5% et celui entre l'Europe et l'Asie 8,8%. On est
donc tenté de se ranger à l'avis du président d'Air France, surtout si l'on
considère que le prix des billets longs courriers est en moyenne plus élevé
que celui des billets intra-européens. Cependant, l'AEA ne précise pas quelle
part de ce trafic intercontinental revient aux compagnies européennes et quelle
part prennent celles des pays de destination. Si on fait moitié-moitié, on n'a
plus les mêmes chiffres. Equation à une inconnue donc. Voici en tout cas
maintenant que le directeur général d'easyJet nous explique que la fusion Air
France/KLM n'est pas une bonne affaire pour Air France car KLM opère surtout un
trafic de hub et l'avenir de l'aérien est, selon lui, au point à point. Il est
vrai que le trafic point à point se développe mais de plus en plus en low
cost. Et le trafic point à point opéré par les low cost entre des villes
européennes dont les habitants devaient naguère transiter par les hubs pour
effectuer le même parcours ne peut que dégarnir de plus en plus ces derniers.
On reste donc perplexe. Sauf, bien sûr, si les compagnies traditionnelles ont déjà
jeté l'éponge devant l'ampleur annoncée des parts de marché conquises à
terme par les low cost et préfèrent se concentrer sur le long courrier. Pascal
Pagnoux
Expedia rachète
Anyway au groupe Transat
La maison mère
InterActiveCorp annonce par ailleurs le lancement en 2004 du site Expedia.fr.
Expedia , partenaire en France de la SNCF au travers du site
voyages-sncf.com, vient d'acquérir Anyway.com, troisième agence de voyages en
ligne en France avec un volume d'affaires prévu pour 2003 de 78 M€. Le
groupe Transat dégagera une importante plus-value en percevant 53
M€ pour la vente de sa filiale. Voyages-sncf.com, qui prévoit de son côté
de réaliser un volume d'affaires de 470 M€ en 2003, entend ainsi améliorer
son offre de produits annexes (billets d'avion, séjours, location de
voitures...), Anyway étant "le principal acteur sur Internet pour la
distribution de billets d'avions".InterActiveCorp, maison mère d'Expedia
annonce par ailleurs la création en 2004 de l'agence en ligne Expedia.fr,
poursuivant ainsi sa politique d'implantation sur les différents marchés européens.
MyTravel vend sa
filiale croisières aux Etats-Unis
Les sociétés qui représentent
un million de passagers par an seront cédées à National Leisure Group.
MyTravel poursuit son désengagement des Etats-Unis. Après l'annonce de la
vente de ses activités américaines World Choice Travel au site de voyages
Travelocity (Sabre), le TO britannique va céder à la société National
Leisure Group pour 93,5 M€ ses filiales croisières (CruiseOnly, CruiseOne,
Cruise Inc., Shi'n' Shore and Landry & Kling) qui devraient représenter un
million de clients en 2003. MyTravel annonce en revanche qu'elle conserve sa
filiale britannique Sun Cruises.
Parallèlement et toujours aux Etats-Unis, MyTravel va céder pour 14 M€ ses
deux TO Sun Trips et Vacation Express au groupe américain FS Tours
L'OMT face à une mutation profonde des pratiques
touristiques
L'Organisation mondiale du
tourisme (OMT), qui tient depuis dimanche soir la quinzième session de son
assemblée bisannuelle à Pékin, deux ans après Séoul et Osaka, enregistre
une profonde mutation des pratiques touristiques depuis deux ans.
"Les travaux conduits par l'OMT
ont montré que la période d'ajustement que nous vivons accélère les
changements dans les comportements des consommateurs et encourage les mutations
du tissu industriel", note le secrétaire général de l'OMT, Francesco
Frangialli, dans le rapport présenté à l'assemblée. Cette période, selon
lui, voit ainsi "de nouveaux opérateurs arriver", comme les
compagnies aériennes à bas-prix, "tandis que d'autres
disparaissent". Par ailleurs "des "restructurations" et des
"regroupements" s'opèrent, mondialisation oblige. De nouvelles
technologies s'installent, les politiques de marketing se modernisent, des
coopérations entre secteurs public et privé s'affirment au bénéfice de
tous". Plus prosaïquement, selon le directeur général de Maison de la
France, à Paris, "le tourisme de papa a vécu" :
"Autrefois, on partait pendant tout un mois une fois par an, souvent à la
même date, en août, on réservait longtemps à l'avance, on allait toujours au
même endroit. Aujourd'hui tout cela est bouleversé du tout au tout". Une
partie de ces changements est due aux derniers événements intervenus depuis
deux ans : attentats terroristes, crainte des longs déplacements, guerre
en Irak, crise économique, etc. Ceux-ci, pour le moins, ont précipité le
changement, qui était déjà dans l'air. D'autres changements sont dus à
l'innovation technologique, qui permet grâce à internet de plus en plus de
composer soi-même son voyage, en direct, à travers ce que l'on appelle le
"packaging dynamique", ou "forfait à la carte", désormais
proposé dans le monde entier par de nombreux opérateurs du net. Selon une
sociologue experte du tourisme, Josette Sicsic, "le touriste sera de plus
en plus exigeant à l'avenir sur la qualité", une notion qui fera l'objet
de débats à Pékin à l'assemblée de l'OMT. Mais elle craint aussi que le
voyage se "banalise", sous l'effet notamment de la recherche de la
sécurité et du confort à tout prix. Parmi les bouleversements en termes de
pays émetteurs, le marché russe et celui de pays de l'Est européen est en
pleine croissance et le marché asiatique, notamment chinois, promet un vrai
"boom" d'ici deux décennies et ses besoins seront différents. Selon
l'OMT, près de 100 millions de Chinois devraient voyager en dehors de la Chine
à l'horizon 2020, et la Chine sera également la première destination mondiale
avec 130 millions d'arrivées. Actuellement, à titre de comparaison, les
Japonais ne sont que 18 millions à voyager chaque année. D'ici 2020, le nombre
de touristes dans le monde devrait doubler, jusqu'à 1,5 milliard par an. Les
recettes quadrupleraient à 2.000 milliards d'euros. La quinzième assemblée
générale de l'Organisation mondiale du tourisme a été ouverte officiellement
dimanche au Palais du Peuple à Pékin, en présence du Premier ministre chinois
Wen Jiabao. Cette assemblée, qui se tiendra jusqu'à vendredi, devrait
notamment entériner le changement de statut de l'OMT, qui de simple
organisation intergouvernementale devrait devenir une agence spécialisée de
l'ONU. Un vote doit avoir lieu sur cette question à l'assemblée générale de
l'ONU à New York le 7 novembre, selon le secrétaire général de l'OMT
Francesco Frangialli. La secrétaire générale adjointe de l'ONU, Louise
Fréchette, a expliqué être venue "par anticipation" apporter son
soutien à l'OMT. Le Premier ministre chinois a affirmé de son côté dans son
discours de bienvenue que "le tourisme doit être un pilier de l'économie
nationale en Chine" et que le pays "encouragera les Chinois à voyager
plus souvent à l'étranger". Plus de 130 pays devraient être
représentés à Pékin, la plupart au niveau ministériel. Avec le secteur
privé, le nombre de participants total devrait avoisiner un millier, selon
l'OMT.
Qui sont les 20 premières
entreprises françaises du tourisme ?
Le classement
annuel 2002 des entreprises françaises de L'Expansion (Les 1 000 de
l'Expansion), vient de sortir. Cette enquête très fouillée et très attendue,
concerne un millier de sociétés, multi sectorielles parmi les plus
performantes. TourMaG.com a listé les 20 premières entreprises françaises de
tourisme par volume, progression de CA, bénéfices et profitabilité.
Pour décider des
performances d'une entreprises on peut, bien entendu, regarder d'abord son
"poids". Mais cela ne suffit pas. Quid de son dynamisme ? Autrement
dit, dans l'année de référence, ce même chiffre d'affaires a-t-il
progressé, est-il stable ou plutôt en diminution ?
Mais cela ne suffit pas. Il ne sert à rien de réaliser des millions d'euros si
la marge dégagée est faible ou nulle. Cela conditionne l'importance du
bénéfice bien sûr mais celui-là n'est acquis que si l'entreprise est
rentable. Et les deux notions ne se confondent pas forcément, comme le
démontre le palmarès de notre confrère.
|
LES 20
PLUS GROS CHIFFRES D'AFFAIRES
|
Au niveau des "20 plus gros
chiffres d'affaires", Accor est indécrochable tandis que le Club Med et
Euro Disney perdent une place chacun par rapport à 2001. Selectour est stable
de même que FRAM, tandis que Nouvelles Frontières et Havas en gagnent une
chacun et Pierre & Vacances grimpe de deux crans.
| Rang |
Société |
Secteur |
Chiffre
d'affaires
(en milliers d'€) |
| 1 |
SODEXHO
ALLIANCE |
Hôtellerie |
11
943 000,00 |
| 2 |
ACCOR |
Hôtellerie |
7
290 000,00 |
| 3 |
PMU |
Tourisme |
6
169 864,00 |
| 4 |
ELIOR |
Hôtellerie |
2
067 200,00 |
| 5 |
CLUB
MEDITERRANEE |
Tourisme |
1
985 000,00 |
| 6 |
MCDONALD'S-FRANCE |
Hôtellerie |
1
900 000,00 |
| 7 |
NOUVELLES
FRONTIERES |
Tourisme |
1
829 388,00 |
| 8 |
COMPASS
GROUP HOLDINGS |
Hôtellerie |
1
300 000,00 |
| 9 |
SELECTOUR
VOYAGES |
Tourisme |
1
280 000,00 |
| 10 |
EURO
DISNEY |
Tourisme |
1
005 200,00 |
| 11 |
HAVAS
VOYAGES |
Tourisme |
987
000,00 |
| 12 |
SOCIETE
DU LOUVRE |
Hôtellerie |
686
747,00 |
| 13 |
PIERRE
ET VACANCES |
Tourisme |
604
915,00 |
| 14 |
AGAPES-FLUNCH |
Hôtellerie |
547
674,00 |
| 15 |
GROUPE
LE DUFF |
Hôtellerie |
540
000,00 |
| 16 |
EUREST-FRANCE |
Hôtellerie |
494
441,00 |
| 17 |
FRAM |
Tourisme |
462
555,00 |
| 18 |
EURO
DISNEY VACANCES |
Tourisme |
364
130,00 |
| 19 |
GROUPE
FLO |
Hôtellerie |
358
000,00 |
| 20 |
SORES |
Hôtellerie |
311
976,00 |
|
LES 20
PLUS GROSSES PROGRESSIONS
|
En dépit de la conjoncture, les
tour opérateurs réussissent un joli tir groupé, avec les 3 premières places
du podium. A noter les remarquables percées de Protravel, Nouvelles Frontières
et Voyageurs du Monde, qui ne faisaient même pas partie du palmarès des
"20" de l'année précédente.
Par rapport à 2001 Aquarev recule fortement, FRAM disparaît de même qu'Accor
et le Club Méditerranée passe de la 4e à la... 20e position ! Seul Vacances
Air Transat renforce ses positions passant de la 20e à la 11e place.
| Rang |
Société |
Secteur |
Progression du chiffre
d'affaires
(en %)
|
| 1 |
PROTRAVEL |
Tourisme |
96,78 |
| 2 |
NOUVELLES
FRONTIERES |
Tourisme |
45,19 |
| 3 |
VOYAGEURS
DU MONDE |
Tourisme |
26,19 |
| 4 |
COMPASS
GROUP HOLDINGS |
Hôtellerie |
21,82 |
| 5 |
HAVAS
VOYAGES |
Tourisme |
21,17 |
| 6 |
PIERRE
ET VACANCES |
Tourisme |
17,39 |
| 7 |
SODEXHO
ALLIANCE |
Hôtellerie |
13,69 |
| 8 |
ELIOR |
Hôtellerie |
13,59 |
| 9 |
PARTOUCHE |
Hôtellerie |
12,27 |
| 10 |
VVF
VACANCES |
Tourisme |
11,00 |
| 11 |
VACANCES
AIR TRANSAT-FRANCE |
Tourisme |
10,88 |
| 12 |
SOGERES |
Hôtellerie |
9,70 |
| 13 |
AQUAREV |
Tourisme |
9,47 |
| 14 |
EURO
DISNEY VACANCES |
Tourisme |
8,72 |
| 15 |
GROUPE
MARMARA |
Tourisme |
7,27 |
| 16 |
PMU |
Hôtellerie |
6,70 |
| 17 |
GROUPE
LUCIEN BARRIERE |
Hôtellerie |
6,38 |
| 18 |
SCORE
INTERNATIONAL |
Hôtellerie |
6,03 |
| 19 |
MCDONALD'S-FRANCE |
Hôtellerie |
5,56 |
| 20 |
CLUB
MEDITERRANEE |
Tourisme |
5,08 |
|
LES 20
PLUS GROS BÉNÉFICES
|
L'hôtellerie, les paris et la
restauration tiennent ici le haut du pavé. Pierre et Vacances et Eurodisney,
sont les premières entreprises de tourisme, avec une forte progression (de la
10e à la 6e place) pour la première. Ensuite il faut attendre Marmara (12e
place) qui pour sa première apparition dans ce classement devance d'une courte
tête FRAM. Le TO toulousain gagne néanmoins une place.
A noter, ici encore, l'apparition de Protravel (16e), celle de Voyageurs du
Monde (18e) et de Kuoni France (20e).
| Rang |
Société |
Secteur |
Bénéfice
(en milliers d'€) |
| 1 |
ACCOR |
Hôtellerie |
474
000,00 |
| 2 |
PMU |
Tourisme |
392
141,00 |
| 3 |
SODEXHO
ALLIANCE |
Hôtellerie |
138
000,00 |
| 4 |
SOCIETE
DU LOUVRE |
Hôtellerie |
44
197,00 |
| 5 |
PARTOUCHE |
Hôtellerie |
34
300,00 |
| 6 |
PIERRE
ET VACANCES |
Tourisme |
30
950,00 |
| 7 |
EURO
DISNEY |
Tourisme |
30
500,00 |
| 8 |
GROUPE
LUCIEN BARRIERE |
Hôtellerie |
21
909,00 |
| 9 |
ELIOR |
Hôtellerie |
16
000,00 |
| 10 |
BUFFALO
GRILL |
Hôtellerie |
7
858,00 |
| 11 |
CASINO
CAFETERIA |
Hôtellerie |
7
600,00 |
| 12 |
GROUPE
MARMARA |
Tourisme |
6
621,00 |
| 13 |
FRAM |
Tourisme |
4
784,00 |
| 14 |
SCORE
INTERNATIONAL |
Hôtellerie |
4
192,00 |
| 15 |
EURO
DISNEY VACANCES |
Tourisme |
2
010,00 |
| 16 |
PROTRAVEL |
Tourisme |
1
364,00 |
| 17 |
EUREST-FRANCE |
Hôtellerie |
803,00 |
| 18 |
VOYAGEURS
DU MONDE |
Tourisme |
553,00 |
| 19 |
SELECTA
GROUPE SAFAA |
Hôtellerie |
-20,00 |
| 20 |
KUONI-FRANCE |
Tourisme |
-232,00 |
|
LES 20
PLUS GROSSES RENTABILITÉS
|
Pas de surprise : les poids lourds
du secteur ( Lucien Barrière, Partouche et Accor), s'arrogent les meilleures
rentabilités. Pierre et Vacances n'arrive qu'en 6e position et EuroDisney en
8e. Mais une fois de plus Marmara (9e), FRAM (13e), Protravel (14e) et Voyageurs
du Monde(17e), se distinguent dans le peloton des TO français, avec une mention
particulière pour les 2 derniers qui font une irruption remarquée (sinon
remarquable) dans ce palmarès.
| Rang |
Société |
Secteur |
Bénéfice
(en milliers d'€) |
| 1 |
GROUPE
LUCIEN BARRIERE |
Hôtellerie |
11,99 |
| 2 |
PARTOUCHE |
Hôtellerie |
11,81 |
| 3 |
ACCOR |
Hôtellerie |
6,50 |
| 4 |
SOCIETE
DU LOUVRE |
Hôtellerie |
6,44 |
| 5 |
PMU |
Tourisme |
6,36 |
| 6 |
PIERRE
ET VACANCES |
Tourisme |
5,12 |
| 7 |
SCORE
INTERNATIONAL |
Hôtellerie |
3,59 |
| 8 |
EURO
DISNEY |
Tourisme |
3,03 |
| 9 |
GROUPE
MARMARA |
Tourisme |
2,92 |
| 10 |
BUFFALO
GRILL |
Hôtellerie |
2,87 |
| 11 |
CASINO
CAFETERIA |
Hôtellerie |
2,59 |
| 12 |
SODEXHO
ALLIANCE |
Hôtellerie |
1,16 |
| 13 |
FRAM |
Tourisme |
1,03 |
| 14 |
PROTRAVEL |
Tourisme |
0,92 |
| 15 |
ELIOR |
Hôtellerie |
0,77 |
| 16 |
EURO
DISNEY VACANCES |
Tourisme |
0,55 |
| 17 |
VOYAGEURS
DU MONDE |
Tourisme |
0,46 |
| 18 |
EUREST-FRANCE |
Hôtellerie |
0,16 |
| 19 |
SELECTA
GROUPE SAFAA |
Hôtellerie |
-0,01 |
| 20 |
KUONI-FRANCE |
Tourisme |
-0,11 |
Les agents de voyages français redécouvrent
le tourisme en France
Le fractionnement des
vacances dû aux 35 heures et la morosité économique, qui favorisent le
tourisme de proximité, ont accéléré cette tendance, qui s'affirme de plus en
plus.
Le secrétaire d'Etat au
tourisme, Léon Bertrand, indique que le prochain comité interministériel du
tourisme, qui devrait se tenir d'ici six mois, se penchera sur le tourisme
franco-français, avec l'aide de Maison de la France, jusqu'ici tournée surtout
vers l'international. Pour Philippe Demonchy, président de Selectour, qui
publie tous les ans une brochure "Partir en France", il y a "un
grand développement à attendre" de ce marché, longtemps délaissé.
"Il y a trente ans", rappelle-t-il, "l'offre passait par les
agences mais les hôteliers et tour opérateurs ont voulu s'en affranchir pour
travailler en direct". Les agences reviennent sur le devant de la scène.
Elles ont montré, notamment, l'intérêt des garanties qu'elles offrent en cas
d'annulations de vols, avec la disparition d'Air Lib et des tours opérateurs de
poids comme le Club Méditerranée ou TUI-France ont choisi récemment d'être
distribués par les agences du réseau traditionnel. "Ceux qui croyaient
que les agences allaient mourir avec l'internet se sont trompés", déclare
M. Demonchy qui ajoute : "Internet est un outil formidable mais
on avait déjà prédit notre disparition à cause du minitel". En
revanche, souligne-t-il, "les agences doivent s'adapter à la demande et
redécouvrir leur rôle de conseil en voyages". Un avis partagé par
Jean-Pierre Cosmes, directeur général de Fnac Voyages : "Il faut
apporter une valeur ajoutée" et faire "de gros efforts de marketing.
A partir du moment où l'on sait faire de la promotion pour la République
dominicaine, on doit pouvoir le faire pour la France". Léon Bertrand, lui,
verrait bien les agences "se tourner davantage vers l'organisation de
voyages sur le territoire national". Pour M. Demonchy, "ce qui
bloque, c'est le manque d'outils permettant un accès rapide aux stocks des opérateurs
et à la réservation", sans demander un délai au client. Il place ses
espoirs dans le système Résinfrance, dont il est président et qui devrait dépasser
1,2 million de visiteurs cette année. Jean-Pierre Mas, président d'Afat
Voyages, dont 15% de la clientèle voyage déjà en France, est du même avis.
Il se dit "très intéressé" par le marché français et souhaite un
outil de réservation "simple". La difficulté est aussi de diriger la
clientèle vers l'hébergement marchand, week-ends et courts séjours
s'effectuant souvent en résidence secondaire, dans la famille ou chez des amis.
L'avantage d'une plus grande expertise sur le tourisme en France serait aussi de
fournir une bonne base pour le tourisme de proximité européen, à très fort
potentiel. Selon une enquête de TUI, "la majorité des clients sont intéressés
par le conseil des agents de voyages".
Fram planche sur un site BtoB
Le tour-opérateur
toulousain compte lancer son site professionnel le 1er mars 2004
Le choix de la date n’est pas
anodin : Fram souhaite faire coïncider la date d’ouverture de son site
BtoB avec l’ajout de la réservation en ligne sur le site de l’Association
des tour-opérateurs (Ceto - www.ceto.to).
Le voyagiste proposera ainsi un nouveau canal de distribution aux agences de
voyages, en direct ou via la plate-forme développée par le Ceto.
A l’heure actuelle, plus de 40% de ses ventes transitent via son serveur,
accessible par l’entremise des GDS. Le site professionnel sera un outil plus
complet en terme d’information multimédia, estime la direction.
Lastminute.com se lance en France dans le "voyage sur mesure"
Le spécialiste britannique de la vente de voyages sur internet,
Lastminute.com, a lancé jeudi en France un nouveau produit en ligne déjà testé
en Grande-Bretagne et qu'il estime plein de promesses, le "voyage sur
mesure".
"C'est l'avenir du voyage, en tout cas pour le court-séjour",
estimait devant la presse Brent Hoberman, PDG et co-fondateur de la société,
présent dans plusieurs pays, dont la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne,
l'Australie, l'Afrique du Sud et le Japon. Le produit, un concept déjà utilisé
en France notamment par Go Voyages, filiale d'Accor, est commercialisé depuis
cinq mois en Grande-Bretagne, avec "un bond des ventes de 15%" et le
concept est déjà un succès chez d'autres opérateurs aux Etats-Unis. Il
permet selon l'opérateur des tarifs plus bas. Lastminute.com, qui réalise 25%
de son chiffre d'affaires en France, où il a racheté Degriftours, espère à
terme que le "voyage sur mesure", qui s'étendra aux locations de
spectacles ou réservations de restaurants, représentera 30% du volume
d'affaires total du groupe, selon M. Hoberman. Le produit, automatique,
permet de monter à sa guise son voyage en assemblant les offres transport, hébergement,
loisirs à la carte. Quelque 900.000 euros seront consacrés à son lancement en
France. D'après lui, "très peu de tour opérateurs en France ont une
offre de courts-séjours forte". Les principales raisons, selon lui, sont
"une rentabilité trop faible avec les méthodes traditionnelles et une
gamme d'offres trop limitée par rapport à la demande". Le responsable a
indiqué que la marque Dégrifftours serait maintenue au sein des offres
Lastminute, mais que la marque TravelPrice ne serait plus à terme qu'une
"porte d'entrée" vers Lastminute.com. Brent Hoberman a indiqué que
le volume d'affaires global de Lastminute.com atteindrait quelque 900 millions
d'euros en 2003 (exercice clos fin septembre 2003), soit une croissance
organique de "40 à 50 %", et rappelé que l'entreprise, qui ne
produit pas de bénéfices, avait racheté sept sociétés en quelques années.
Lastminute.com a racheté récemment pour 6 millions d'euros 70% de sa filiale
espagnole détenus par Sol Melia, leader du secteur hôtelier en Espagne. Il a
également acquis notamment le courtier britannique en location de voitures
Holiday Autos pour 58,4 millions d'euros. Le groupe, qui avait lancé un emprunt
en obligations convertibles à échéance 2008 pour un montant d'environ 103
millions d'euros, a dégagé un bénéfice avant impôts, exceptionnels et
amortissement des survaleurs au 3ème trimestre 2002/03 de 1,6 million de livres
(2,3 M EUR) contre une perte de 4 millions de livres un an auparavant. Le PDG du
spécialiste des ventes par internet a par ailleurs refusé de commenter jeudi
à Paris les rumeurs de reprise de son groupe par le milliardaire américain
Barry Diller. "Je ne crois pas que ces rumeurs soient sérieuses",
a-t-il seulement affirmé. Il a indiqué que de son côté il ne plaçait pas
actuellement de nouveaux développements externes parmi ses priorités, préférant
se consacrer à la consolidation du groupe.
Un hôtel sous marin
L'Emirat Arabe de Dubaï multiplie les projets hôteliers les plus
gigantesques et les plus fous. Le dernier projet en date concerne la
construction d'un hôtel sous-marin « Hydropolis ». Situé sur la une plage,
ce nouveau complexe comprendra une station terrestre de 220 suites, un tunnel
plongeant sous la mer et un complexe sous-marin qui, à terme, offrira un centre
de thalassothérapie et un théâtre-opéra. L'hôtel d'une superficie de 107
700 M2 devrait coûter 500 millions de dollars.
Le rapprochement Air
France/KLM
Air France annoncera mardi une offre publique d'échange sur KLM
Le conseil
d'administration d'Air France a donné lundi soir son feu vert à une prochaine
offre publique d'échange sur la société néerlandaise, selon un
administrateur-salarié, Yvon Touil de la CGT. La direction d'Air France
l'annoncera mardi.
Au terme de cette opération qui se ferait en plusieurs temps, Air France
prendrait le contrôle de KLM, qui deviendrait elle-même actionnaire d'Air
France à environ 15%. Les deux compagnies, qui resteraient indépendantes,
seraient chapeautées par une holding, selon diverses sources syndicales.
"La direction nous a dit qu'elle ne sera autorisée à donner les détails
de cette offre publique d'échange que demain puisque le conseil
d'administration de ce soir doit autoriser le président à lancer cette opération
ou pas", déclarait à la presse M. Cabrera, à l'issue du comité
central d'entreprise qui avait lieu lundi après-midi. L'opération se fera par
le biais d'une augmentation du capital d'Air France, réservée aux actionnaires
de KLM, "de l'ordre de 15%", indiquait Emmanuel Jahan, secrétaire général
de CFE-CGC d'Air France. "Il y aura une augmentation de capital" qui
permettra un "achat des actions Air France par les actionnaires de
KLM", confirmait Philippe Decrulle, délégué CDFT au comité central
d'entreprise d'Air France. Le calendrier de l'opération prévue s'étend
jusqu'au mois d'avril de l'année prochaine, pour permettre notamment un examen
du dossier par la Commission européenne, précisait-il. La direction d'Air
France doit diffuser un communiqué mardi 30 septembre à 07h00, ajoutait le délégué
syndical CFDT. Selon une autre source syndicale présente au CCE et ayant requis
l'anonymat, "il y aura une holding juridique qui contrôlera deux
compagnies restant indépendantes. Air France sera majoritaire dans la holding,
mais celle-ci ne contrôlera que 49% des droits de vote de KLM dans un premier
temps". Ce montage permettra au gouvernement néerlandais "pendant
trois ans de garder la main sur les droits de trafic et le développement du hub
de l'aéroport d'Amsterdam", selon cette source qui précisait cependant
qu'à terme, la holding contrôlera entièrement KLM. "Si l'opération réussit,
Air France va se retrouver avec la totalité des actions de KLM", déclarait
pour sa part François Cabrera, précisant que la "nouvelle entité sera
une holding française basée en France, qui aura deux filiales", Air
France et KLM conservant leurs sièges respectifs. "Le nom de la holding
sera Air France-KLM", annonçait M. Cabrera qui indiquait également :
"Des garanties précises ont été données sur huit ans par rapport au développement
des deux compagnies et le fait que le développement de Roissy ne se ferait pas
au détriment de Schiphol. L'état néerlandais garderait ses parts dans cette
société mais cela ne serait plus tout à fait une golden share. Apparemment
des dispositifs |